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Fils de maçon et italien par sa mère, Georges Brassens naît
le 21 octobre 1921 à 18 heures, à Sète dans l'Hérault,
rue de l'Hospice. Sa mère, Elvira, fille d'un napolitain, et son
père, Jean-Louis, sont des gens simples et honnêtes. Georges
grandit au sein d'une famille nombreuse, sa demi-soeur, ses parents, ses
grands-parents,... et leurs chats. A l'école, il n'est pas très
en verve, se réveillant à la récréation, et
préférant ses cours de musique. Dès 14 ans, il commence
à écrire quelques "fadaises", et c'est au collège
que la lecture des poètes l'éveille réellement à
l'écriture. Avec ses amis, il découvre la musique et la
liberté de l'école buissonnière. Mais à l'aube
de ses 18 ans, une sombre histoire de vol le fait écoper de un
an de prison avec sursis, et l'humilie auprès de ses proches, des
voisins, et le fait renvoyer du lycée. C'est ce déclic malheureux
qui le pousse à rejoindre Paris, chez sa tante Antoinette, en février 1940, rue d'Alésia. |
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Son premier boulot le conduit aux usines Renault de Boulogne Billancourt. Le soir, sur le piano de sa tante, il s'essaie à ses premiers accords. Mais les Allemands envahissent Paris, et Brassens retourne à Sète. Cependant, trois mois plus tard, il ne peut s'empêcher de retrouver la capitale. Ne pouvant reprendre son poste chez Renault, il se jette dans un travail acharné : la découverte de la musique sur le vieux piano d'Antoinette. Il lit beaucoup, pour tuer le temps dans ce Paris désert : Paul Fort, Rimbaud, et surtout Villon. Ce travail le mène en 1942 à publier son premier recueil de poèsie : Des coups d'épées dans l'eau, puis vite un second : A la venvole. |
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Il rencontre, parmi les amis de sa tante, Jeanne Le Bonnier, "la Jeanne" qui habite à deux pas de là. Leur relation durera à jamais, malgré la différence d'âge (elle est née en 1891 !!), d'abord amicale, puis amoureuse.Mais c'est la guerre et Brassens est envoyé en Allemagne début 1943. C'est alors qu'il rencontre Pierre Onteniente, dit Gibraltar, son ami, secrétaire, compagnon. C'est aussi au STO qu'il fait ses premières armes devant un public, un public si particulier avide d'émotion, d'amour et d'amitié en ces temps difficiles. Lors d'une permission, Brassens "oublie" de revenir en Allemagne, et c'est encore chez Jeanne qu'il se cache à Paris, impasse Florimont, cette cour des miracles où se cotoient poules, chats et chiens, et au milieu, "la cane de Jeanne". L'appartement est vétuste, mais Georges y restera plus de vingt ans, jusqu'en 1966. Il y vit des moments fabuleux avec ses amis, dont un certain René Fallet. Pendant cette période, jusqu'à la fin de la guerre, Brassens vit caché, profitant de sa réclusion pour écrire, jusqu'à la libération. Ensuite, tout en écrivant, il continue à vivre chez Jeanne. |
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En 1947, il rencontre Jona, sa Püppchen.
Sa vie est rythmée par ses chansons, mais il n'ose pas encore les
chanter et elles restent ignorées de tous. Par relation, il commence
à écrire dans la revue Le Libertaire, revue anarchiste,
sous différents pseudos. Mais, lassé, il quitte le journal.
Ses démarchages auprès des cabarets parisiens restent vains... |
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Ses vrais débuts ont lieu le 9 mars. Jacques Canetti, ami
de Patachou, gérant des Trois Baudets, où
débutèrent Brel, Mouloudji, Devos,... invite Brassens à jouer chez
lui. C'est enfin, à plus de trente ans, le succès tant attendu.
Chez Polydor (Philips), Brassens enregistre Maman Papa avec
Patachou, puis Le Gorille, La mauvaise réputation, Le petit cheval,... Puis les concerts s'enchainent : Bobino en 1953, deux Olympias en 1954,... les récompenses pleuvent
: Grand Prix de l'Académie Charles Cros, édition de ses
chansons chez Denoël,... 1957 : c'est une année riche pour Brassens. Bobino, l'Alhambra, l'Olympia, tournée à l'étranger,... mais c'est aussi une année difficile avec l'apparition de coliques néphrétiques très douloureuses. Les années passent et se ressemblent, de succès en succès, entrecoupées parfois par des faits dramatiques, comme la perte de sa mère en 1962, et une alerte grave la même année en plein Olympia. C'est au tour de son père de mourir en 1965. En 1966, après un triomphe au TNP, Georges quitte l'impasse Florimont que Jeanne habite désormais avec son nouveau mari. Très attaché à "son" 14 ème arrondissement, il déménage non loin de là, près de son ami Brel. Mais un nouveau malheur vient le frapper le 24 octobre 1967: Jeanne, "sa" Jeanne meurt. C'est tout un monde qui s'écroule. |
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Novembre 1980: sa santé est préoccupante. Il est
opéré d'un cancer. Pendant l'été 1981,
au plus mal, il trouve encore la force de retourner au pays, à
Sète, et il y meurt le 29 octobre 1981, à 23 h 15.
Il est enterré au cimetière Le Py, le cimetière
des pauvres, bien loin du cimetière marin cher à Paul Valery... |
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